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OBLIGATION RÉGLEMENTAIRE

VGP : les périodicités par équipement, et un échéancier gratuit

La vérification générale périodique (VGP) est le contrôle réglementaire des équipements de travail (art. R. 4323-23 s. du Code du travail). Les trois rythmes à retenir : 6 mois pour le levage mobile et le levage de personnes (chariots, nacelles, grues auxiliaires — arrêté du 1er mars 2004), 12 mois pour le levage à demeure et les accessoires (ponts roulants, élingues), 3 mois pour les presses à froid des métaux et les compacteurs (arrêté du 5 mars 1993). Le tableau complet, puis un échéancier à remplir et à imprimer.

Le tableau des périodicités

Périodicités minimales réglementaires — la notice du constructeur ou votre évaluation des risques peut imposer plus fréquent. En cas de doute sur un équipement particulier, le texte cité fait foi (Légifrance), pas cette page.

ÉquipementPériodicitéTexte
Chariot élévateur à conducteur porté6 moisarrêté du 1er mars 2004
Nacelle élévatrice (PEMP)6 moisarrêté du 1er mars 2004
Grue auxiliaire de chargement6 moisarrêté du 1er mars 2004
Appareil de levage de personnes6 moisarrêté du 1er mars 2004
Hayon élévateur6 moisarrêté du 1er mars 2004
Pont roulant, palan, potence (levage installé à demeure)12 moisarrêté du 1er mars 2004
Accessoires de levage (élingues, manilles, palonniers)12 moisarrêté du 1er mars 2004
Engin de chantier / terrassement (hors usage levage)6 mois s’il sert au levage de charges12 moisart. R. 4323-23
Presse pour le travail à froid des métaux3 moisarrêté du 5 mars 1993
Compacteur à déchets3 moisarrêté du 5 mars 1993
Centrifugeuse12 moisarrêté du 5 mars 1993

Autres vérifications périodiques courantes à l’atelier

Elles ne relèvent pas de la « VGP équipements de travail » au sens strict, mais obéissent à la même logique : un contrôle daté, un rapport, une trace.

Installations électriques12 moisarrêté du 26 décembre 2011
Portes et portails automatiques6 moisarrêté du 21 décembre 1993
EPI antichute (harnais, longes, antichutes)12 moisarrêté du 19 mars 1993

Le détail par équipement

Périodicité, points contrôlés par le vérificateur, cas particuliers (location, CACES, usage levage) — une page par famille :

Votre échéancier VGP, à remplir et à imprimer

VOTRE ÉCHÉANCIER

Listez vos équipements et la date de leur dernière vérification : la prochaine échéance se calcule selon la périodicité réglementaire. Tout reste dans votre navigateur — rien n’est envoyé nulle part.

LA MÊME CHOSE, EN TABLEUR

L’échéancier VGP en Excel, gratuit

Types d’équipement en liste déroulante, périodicité réglementaire retrouvée toute seule, échéance calculée, retard surligné en rouge — plus le tableau des périodicités en deuxième feuille. Libre d’usage, y compris commercial interne.

Télécharger l’échéancier (XLSX)

Le recevoir par e-mail ? Utile si vous lisez cette page depuis l’atelier et voulez le retrouver à votre bureau. Le fichier reste téléchargeable librement ci-dessus : ce formulaire ne débloque rien.

Un seul e-mail, avec le lien. Aucune inscription à une liste de diffusion, aucune revente.

Ce qui fait mal en audit : la trace, pas le contrôle

La plupart des ateliers font leurs VGP — l’organisme vient, le rapport arrive. Ce qui manque le jour du contrôle ou de l’audit fournisseur, c’est la suite : où est le rapport, les réserves ont-elles été levées, qui a fait quoi et quand. Pour les appareils de levage, l’arrêté du 2 mars 2004 exige un carnet de maintenance par appareil ; les auditeurs ISO 9001 ou EN 1090 demandent la même chose sous un autre nom. Un échéancier imprimé est un début ; un registre tenu au fil de l’eau, avec les dates et les preuves, est ce qui tient face à un contrôleur.

LA SUITE LOGIQUE

L’échéancier qui se met à jour tout seul, avec la trace qui va avec.

Dans GMAO Pro, chaque machine porte ses échéances (VGP comme préventif) : l’intervention se planifie, se clôture en un écran, et le carnet se remplit au fil de l’eau — bons horodatés et scellés, exportables à tout moment. 29 € HT par technicien et par mois, jamais plus de 199 € HT par atelier, 30 jours d’essai sans carte bancaire.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une VGP (vérification générale périodique) ?

C’est le contrôle réglementaire de l’état d’un équipement de travail, imposé par le Code du travail (art. R. 4323-23 et suivants) à intervalle fixe : tous les 6 mois pour les appareils de levage mobiles (chariots élévateurs, nacelles, grues auxiliaires) et les appareils de levage de personnes, tous les 12 mois pour le levage installé à demeure (ponts roulants, palans) et les accessoires de levage, tous les 3 mois pour les presses à froid des métaux et les compacteurs à déchets. La VGP vérifie l’état de conservation ; elle ne remplace pas la maintenance.

Qui peut réaliser une VGP ?

Une personne qualifiée, compétente dans le domaine de la prévention des risques propres à l’équipement, désignée par l’employeur. Ce peut être un salarié compétent de l’entreprise ou un organisme extérieur (Dekra, Apave, Bureau Veritas…) — le recours à un organisme n’est pas obligatoire dans le cas général, mais la compétence du vérificateur doit pouvoir être justifiée. Dans la pratique, la plupart des PME passent par un organisme pour le levage.

Quelle est la périodicité de la VGP d’un chariot élévateur ?

Tous les 6 mois. Le chariot élévateur à conducteur porté est un appareil de levage mobile mû mécaniquement : l’arrêté du 1er mars 2004 lui impose une vérification générale périodique semestrielle. C’est aussi le cas des nacelles (PEMP), des grues auxiliaires de chargement et des hayons élévateurs.

Que risque un employeur qui ne fait pas ses VGP ?

La responsabilité est celle de l’employeur, pas du vérificateur : en cas de contrôle de l’inspection du travail, l’absence de vérification est sanctionnable ; en cas d’accident avec un équipement non vérifié, elle pèse lourdement dans la reconnaissance de la faute inexcusable, et l’assureur peut opposer le défaut de contrôle. Le rapport de vérification doit pouvoir être présenté — une VGP faite mais introuvable est, face à un contrôleur, une VGP non faite.

La VGP remplace-t-elle la maintenance préventive ?

Non, et la confusion est fréquente. La VGP est un contrôle réglementaire de l’état de l’équipement, à périodicité fixée par arrêté. La maintenance préventive reste due en plus, selon la notice du constructeur — vidanges, graissages, remplacements programmés. Les deux se consignent, mais ne se substituent pas : un chariot parfaitement entretenu doit quand même sa VGP semestrielle, et une VGP conforme ne dispense d’aucun entretien.

Où consigner les VGP et leurs suites ?

Les rapports de vérification se conservent et se présentent à toute réquisition (inspection du travail, auditeur, assureur). Pour les appareils de levage, l’arrêté du 2 mars 2004 impose en plus un carnet de maintenance par appareil, où s’inscrivent les opérations d’entretien et leurs suites. Le point qui fait mal en audit n’est presque jamais la vérification elle-même, c’est la trace : dates, observations, levée des réserves. Un registre tenu au fil de l’eau — papier, tableur ou GMAO — vaut mieux qu’un classeur reconstitué la veille.

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