FONCTIONNEMENT HORS-LIGNE
Une GMAO qui ne demande jamais si vous avez du réseau.
Dans GMAO Pro, la file d’interventions, la désignation d’une machine, les photos, la procédure et la clôture s’écrivent sur l’appareil au moment du geste, sans connexion. La synchronisation se fait plus tard, toute seule, et n’a jamais à être attendue par le technicien.
POURQUOI CE N’EST PAS UNE OPTION
Un atelier n’est pas un bureau mal couvert. C’est une cage.
Le modèle de pénétration imposé par le 3GPP pour l’environnement industriel prévoit une atténuation du signal de 43 à 52 dB à cinquante mètres. Pour donner l’échelle : un seul double vitrage à isolation renforcée en coûte déjà trente-deux. Une halle métallique, une fosse, un local technique en sous-sol cumulent bien davantage. Aucune quantité de bonne volonté logicielle ne remonte un signal absent — la seule réponse est de ne pas en avoir besoin.
SOURCE — 3GPP, MODÈLE DE PÉNÉTRATION « HIGH-LOSS » POUR L’INDUSTRIE
Ce qui fonctionne sans réseau, et ce qui demande le réseau
La seconde liste est courte, et nous préférons l’écrire que la laisser découvrir en atelier.
- La file d’interventions
- Elle est déjà sur l’appareil. Elle s’ouvre instantanément, réseau ou pas.
- La désignation d’une machine
- L’opérateur reconnaît sa machine parmi les photos de sa zone. Les vignettes sont déjà sur l’appareil : aucun aller-retour serveur.
- La prise de photos
- Enregistrées localement, envoyées plus tard, jamais compressées à la volée dans un tunnel saturé.
- La procédure d’intervention
- La gamme, les points de contrôle et les valeurs à relever sont embarqués.
- La clôture
- Résultat, durée, pièces posées. La fiche est acquise à la seconde où le technicien appuie.
- Le décrément du stock
- Compté localement dès la pose de la pièce ; consolidé au retour du réseau.
- La fiche machine et son historique
- Consultables hors ligne pour les équipements de votre périmètre.
- La synchronisation elle-même
- Automatique, en arrière-plan. Aucun bouton à presser, aucun écran d’attente.
- Voir le travail d’un collègue en temps réel
- Ce qu’il a saisi il y a deux minutes hors ligne arrive quand son appareil retrouve du réseau, pas avant.
- Les rapports du responsable
- Ils agrègent l’ensemble du site : ils demandent le serveur, et ils vivent sur un poste de bureau.
- À JOURdernière synchro 11:42
- 3 FICHES EN ATTENTE DE RÉSEAUrien n’est perdu
- HORS RÉSEAU · TOUT EST GARDÉtravail normal
Aucun compte à rebours, aucun message d’erreur rouge : le réseau est un détail de calendrier, pas une condition de travail.
Comment ça tient : des événements, pas des états
La difficulté d’une application hors-ligne n’est pas d’enregistrer sans réseau — c’est de recoller les morceaux au retour. Deux techniciens ont travaillé sur la même machine, chacun de son côté, et il faut décider ce que devient l’intervention. La réponse la plus répandue, « le dernier qui écrit a raison », fait disparaître le travail du premier sans que personne ne s’en aperçoive.
GMAO Pro n’enregistre pas l’état d’une intervention, mais la suite des gestes qui l’ont fait avancer : prise en charge, photo ajoutée, relevé saisi, clôture. Rien n’est jamais réécrit, tout s’ajoute. L’état affiché se recalcule à partir de cette suite. Deux conséquences pratiques :
- Aucun travail ne peut être écrasé par un autre, puisque rien n’est remplacé. Les deux contributions coexistent, dans l’ordre où elles ont été saisies.
- Un envoi rejoué ne crée pas de doublon. Chaque geste porte un identifiant produit sur l’appareil au moment de la saisie ; le serveur reconnaît un identifiant déjà reçu et n’en fait rien. C’est ce qui permet de renvoyer sans risque après une coupure au milieu d’un transfert.
Deux horloges, et aucune des deux n’est cachée
Chaque geste porte l’heure de l’appareil au moment de la saisie et l’heure du serveur à la réception. La première fait foi métier : c’est le moment où le technicien a réellement fait le travail, et c’est elle qui figure au carnet d’entretien. La seconde sert à comprendre le délai de remontée.
Quand les deux sont incohérentes — horloge d’appareil déréglée, fuseau changé, saisie datée du futur — l’événement est marqué comme douteux plutôt que corrigé en silence. Un carnet d’entretien est une pièce produite en cas d’audit ou de litige : une correction invisible y vaut moins qu’une anomalie signalée.
Ce qu’aucun éditeur ne peut promettre, nous compris.
Une application installée depuis le navigateur hérite des règles du système d’exploitation, et celles-ci ne se contournent pas :
- Sur iPhone et iPad, rien ne se synchronise pendant que l’application est fermée. La remontée se fait à la prochaine ouverture, en quelques secondes. C’est une limite d’iOS, pas un choix de conception : méfiez-vous de tout éditeur qui vous promet le contraire sur iPhone.
- Il faut ajouter l’icône à l’écran d’accueil. Sans cela, iOS peut effacer les données conservées par le navigateur après quelques jours sans usage. Une fois installée, l’application n’est plus concernée — c’est la première étape de la mise en route, et elle prend dix secondes.
- La désignation d’une machine passe par l’écran, pas par une puce sans contact. Les technologies NFC ne sont pas accessibles à une application installée depuis le navigateur sur iPhone. C’est aussi pourquoi le mécanisme retenu est la reconnaissance d’une photo : elle ne dépend d’aucun matériel, d’aucune permission particulière et d’aucun réseau.
Nous écrivons ces trois points parce qu’ils se découvrent de toute façon la première semaine. Les découvrir dans une page plutôt que dans un atelier change simplement qui a l’air sérieux.
Les questions qu’on nous pose sur le hors-ligne
Que veut dire « hors-ligne d’abord » par rapport à un « mode hors-ligne » ?
Un mode hors-ligne est une dégradation : l’application vise le serveur, échoue, et bascule sur une réserve. Hors-ligne d’abord veut dire l’inverse : l’application écrit toujours sur l’appareil en premier et considère la synchronisation comme un événement secondaire. La conséquence pratique est qu’il n’y a pas deux comportements à connaître, et pas de bascule ratée quand le réseau est faible mais pas absent — le cas le plus fréquent en atelier, et le plus mal traité.
Que se passe-t-il si deux personnes modifient la même intervention hors ligne ?
Rien ne s’écrase. L’application n’enregistre pas des états mais des événements : « pris en charge », « photo ajoutée », « relevé saisi », « clôturé ». Chaque événement porte un identifiant produit sur l’appareil, si bien qu’un même envoi rejoué deux fois ne crée jamais de doublon. L’état de l’intervention se recalcule à partir de la suite des événements, dans l’ordre où ils ont été saisis.
Quelle heure fait foi, celle du téléphone ou celle du serveur ?
Les deux sont conservées. L’heure de saisie, celle de l’appareil, fait foi métier : c’est le moment où le geste a été fait, et c’est elle qui figure au carnet d’entretien. L’heure de réception par le serveur est enregistrée séparément. Quand les deux sont incohérentes — horloge d’appareil déréglée, fuseau changé — l’événement est marqué comme tel plutôt que silencieusement corrigé, parce qu’un carnet d’entretien est une pièce produite en cas d’audit.
Faut-il installer une application depuis un magasin ?
Non. L’application s’installe depuis le navigateur, en ajoutant une icône à l’écran d’accueil. Il n’y a ni compte de magasin d’applications à créer, ni validation à attendre, ni mise à jour à déclencher machine par machine.
Combien de temps l’appareil peut-il rester sans réseau ?
Le travail d’une journée complète tient largement, photos comprises. La limite pratique n’est pas la durée mais le volume de photos non encore envoyées ; l’application affiche le nombre de fiches en attente, sans jamais bloquer la saisie.
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