MODÈLE GRATUIT
Modèle de bon d’intervention à télécharger
Un bon d’intervention trace une opération de maintenance : le constat, les travaux réalisés, l’intervenant, la durée et les pièces posées. Ce modèle est gratuit, en PDF imprimable et en tableur modifiable, et il reprend les cinq mentions que l’arrêté du 2 mars 2004 demande de consigner.
AUCUN FORMULAIRE · AUCUNE INSCRIPTION · LIBRE DE DROITS, Y COMPRIS EN USAGE COMMERCIAL
Les cinq mentions que la réglementation demande
La plupart des modèles gratuits en circulation sont des tableaux vierges. Ils conviennent pour organiser une équipe, mais ils ne suffisent pas le jour où un vérificateur, un assureur ou un juge demande la trace d’une opération. L’arrêté du 2 mars 2004 (art. 3-II) énumère précisément ce qui doit être consigné :
- La date des travaux
- Sans elle, l’intervention n’est pas opposable : c’est la première chose que regarde un vérificateur.
- Le nom des intervenants
- Interne ou prestataire. Une signature sans nom lisible ne vaut rien six mois plus tard.
- La nature de l’opération
- Corrective, préventive, réglementaire — la distinction décide de ce qui doit être conservé et pour combien de temps.
- La périodicité si elle est récurrente
- En durée, en heures de marche ou en cycles. C’est ce qui rattache le bon à un plan de maintenance.
- Les références des pièces remplacées
- Désignation et référence fournisseur. C’est la rubrique la plus souvent laissée vide, et la plus utile deux ans après.
Les quatre rubriques que la réglementation n’impose pas, et qui servent tous les jours
Ce sont celles qui font la différence entre un document d’archive et un document de travail :
- Le repère de l’équipement
- Pas seulement « la presse » : le repère d’inventaire. Un atelier a rarement une seule presse.
- L’heure de début et de fin
- La durée réelle est la seule donnée qui permette, plus tard, de comparer le coût d’une réparation à celui d’un remplacement.
- La remise en service
- Date et heure. C’est ce qui clôt l’arrêt de production, et ce que la production vous demandera.
- Les suites à donner
- Ce qui n’a pas été fait faute de pièce ou de temps. Sans cette case, l’information reste dans la tête du technicien.
Demande d’intervention et bon d’intervention ne sont pas la même chose
La confusion est fréquente et elle coûte cher en organisation. La demande d’intervention est le signalement : un opérateur constate un problème, il alerte, il n’intervient pas. Le bon d’intervention est le travail lui-même : assigné, réalisé, clôturé. Un signalement peut rester sans suite, ou donner lieu à plusieurs bons échelonnés.
Cette distinction a une conséquence pratique immédiate : les personnes qui signalent sont beaucoup plus nombreuses que celles qui interviennent. Dans un atelier de soixante-dix personnes, quatre ou cinq font la maintenance et tous les autres signalent. C’est la raison pour laquelle nous ne facturons jamais les demandeurs.
Papier, tableur ou logiciel ?
Le papier gagne toujours sur un point : il fonctionne partout, tout de suite, sans réseau. C’est pourquoi il reste massivement utilisé — 39 % des sites industriels tiennent encore des relevés papier et 52 % des tableurs, alors qu’une GMAO est installée dans 59 % des cas (Plant Engineering, 2017). Les trois pratiques coexistent sur les mêmes sites.
Ce que le papier ne sait pas faire, c’est répondre à « montrez-moi tout ce qui a été fait sur cette machine depuis deux ans » en moins d’une journée de recherche. Le tableur y répond, mais il se remplit après coup, de mémoire, au bureau — et ce qui se remplit de mémoire se remplit mal.
FACULTATIF
Recevoir les deux fichiers par e-mail
Utile si vous lisez cette page depuis l’atelier et que vous voulez les retrouver à votre bureau. Les fichiers restent téléchargeables librement ci-dessus : ce formulaire ne débloque rien.
ET ENSUITE
Ce bon, rempli à la main, finit dans un classeur.
Il rend service le jour où on le remplit, et il devient introuvable dix-huit mois plus tard. GMAO Pro fait le même document, en un écran, avec la durée comptée toute seule et les photos attachées — y compris sans réseau, ce qui est le seul avantage que le papier avait vraiment.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un bon d’intervention ?
Un bon d’intervention est le document qui trace une opération de maintenance sur un équipement : ce qui a été constaté, ce qui a été fait, par qui, quand, pendant combien de temps et avec quelles pièces. Il se distingue de la demande d’intervention, qui est le signalement initial fait par un opérateur : la demande alerte, le bon exécute. Un même signalement peut donner lieu à plusieurs bons.
Que doit obligatoirement contenir un bon d’intervention ?
Pour une opération de maintenance sur un équipement de travail, l’arrêté du 2 mars 2004 (art. 3-II) prévoit que soient consignés la date des travaux, le nom des intervenants, la nature de l’opération, la périodicité lorsqu’elle est récurrente, et les références des pièces remplacées. Le modèle proposé ici reprend ces cinq mentions, plus les rubriques pratiques qui rendent le document utilisable en atelier.
Un bon d’intervention numérique a-t-il la même valeur qu’un bon papier ?
Oui. L’article R. 4323-27 du Code du travail prévoit que le registre de sécurité et les rapports de vérification « peuvent être tenus et conservés sur tout support ». Rien n’impose le papier. Ce qui compte est que le contenu soit complet, daté, attribué à une personne identifiée, et conservé pendant la durée requise.
Combien de temps faut-il conserver les bons d’intervention ?
L’article D. 4711-3 du Code du travail fixe la conservation aux documents des cinq dernières années et, en tout état de cause, à ceux afférents aux deux derniers contrôles. Les deux conditions se cumulent : si votre dernier contrôle réglementaire remonte à sept ans, vous devez toujours pouvoir le produire.
Ce modèle est-il vraiment gratuit ?
Oui, sans formulaire préalable et sans restriction d’usage, y compris commercial interne. Vous pouvez le modifier, y mettre votre logo et le diffuser dans votre entreprise. Nous ne demandons une adresse e-mail que si vous souhaitez recevoir les fichiers ailleurs que sur l’appareil où vous lisez cette page.
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