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VGP PAR ÉQUIPEMENT

VGP du chariot élévateur : périodicité et points contrôlés

Un chariot élévateur à conducteur porté doit sa vérification générale périodique tous les 6 mois (appareil de levage mobile mû mécaniquement — arrêté du 1er mars 2004). Le gerbeur motorisé suit la même règle ; le matériel mû par la seule force humaine passe à 12 mois. Et le CACES n’y change rien : il atteste le conducteur, la VGP atteste la machine.

La périodicité, engin par engin

  • Chariot élévateur à conducteur porté — 6 mois (arrêté du 1er mars 2004).
  • Gerbeur motorisé (porté ou accompagnant) — 6 mois, même texte.
  • Chariot télescopique — 6 mois ; utilisé avec treuil ou nacelle, les équipements ajoutés ont leurs propres exigences.
  • Matériel de levage mû par force humaine (transpalette à haute levée manuel…) — 12 mois.

L’échéance se compte par engin, depuis sa dernière vérification — pas par campagne annuelle du parc. Deux chariots achetés à six mois d’écart ont deux échéances différentes : c’est précisément ce qui fait rater des VGP, et ce que l’échéancier gratuit de la page VGP vous calcule.

Ce que le vérificateur contrôle

Un examen de l’état de conservation, complété d’essais de fonctionnement. Sur un chariot, les points qui reviennent :

  • Fourches — usure du talon, fissures, déformation, verrouillage.
  • Mât, chaînes et vérins — tension et usure des chaînes, fuites hydrauliques, glissières.
  • Freins — service et parking, et la direction.
  • Dispositifs de sécurité — protège-conducteur, ceinture, avertisseur, feux, rétroviseurs.
  • Pneus ou bandages, et l’état général du châssis.
  • Plaque de charge — présente et lisible : sans elle, l’engin n’a pas de capacité connue.

Le rapport liste des observations. Une observation non levée qui provoque un accident se retourne contre l’employeur — la levée des réserves, datée, vaut autant que la vérification elle-même.

CACES et VGP : deux obligations, pas une

La confusion est fréquente parce que les deux se contrôlent ensemble. Le CACES (R.489) qualifie le cariste ; la VGP qualifie le chariot. En audit ou après un accident, on vous demandera les deux — et l’un ne compense jamais l’autre.

Après la vérification : le rapport, le carnet, les suites

Le rapport se conserve et se présente à toute réquisition. Le chariot étant un appareil de levage, l’arrêté du 2 mars 2004 exige en plus un carnet de maintenance par appareil — entretiens, réparations, suites données. C’est la trace, plus que le contrôle, qui fait défaut le jour de l’audit.

LE CARNET QUI SE TIENT TOUT SEUL

Chaque chariot, son échéance, son historique — sans classeur.

Dans GMAO Pro, chaque engin porte son étiquette QR : un cariste signale une anomalie en 3 gestes, le technicien clôture en un écran, et le carnet se remplit au fil de l’eau — bons datés et scellés, échéances visibles, export intégral. Même sans réseau à l’atelier. 29 € HT par technicien et par mois, 30 jours d’essai sans carte.

Questions fréquentes

Quelle est la périodicité de la VGP d’un chariot élévateur ?

Tous les 6 mois. Le chariot élévateur à conducteur porté est un appareil de levage mobile mû mécaniquement : l’arrêté du 1er mars 2004 lui impose une vérification générale périodique semestrielle. La règle vaut par engin, pas par parc : chaque chariot a sa propre échéance, comptée depuis sa dernière vérification.

Un gerbeur ou un transpalette doivent-ils passer une VGP ?

Le gerbeur motorisé (à conducteur porté ou accompagnant) est un appareil de levage mû mécaniquement : VGP tous les 6 mois, comme le chariot. Pour le matériel mû par la seule force humaine (transpalette à haute levée manuel, par exemple), la périodicité est annuelle. Le transpalette basique à petite levée est un cas limite qui se tranche sur le texte, pas sur cette page : en cas de doute, référez-vous à l’arrêté du 1er mars 2004.

Le CACES remplace-t-il la VGP ?

Non — ils ne portent pas sur la même chose. Le CACES (recommandation R.489 pour les chariots) atteste la capacité du CONDUCTEUR à conduire l’engin en sécurité. La VGP atteste l’état de la MACHINE. Un chariot conduit par un cariste parfaitement formé doit quand même sa vérification semestrielle, et inversement. Les deux se demandent en audit, et l’absence de l’un ne se compense pas par l’autre.

Que vérifie-t-on lors de la VGP d’un chariot élévateur ?

Un examen de l’état de conservation et des essais de fonctionnement : fourches (usure du talon, fissures, déformation), chaînes et mât de levage, vérins et circuit hydraulique (fuites), freins de service et de parking, direction, dispositifs de sécurité (protège-conducteur, ceinture, avertisseur, feux), pneus ou bandages, et la lisibilité de la plaque de charge. Le vérificateur consigne ses observations dans un rapport — et les réserves doivent être levées, pas seulement archivées.

Où consigner les VGP d’un chariot ?

Deux traces coexistent : le rapport de vérification, à conserver et à présenter à toute réquisition (inspection du travail, auditeur, assureur), et le carnet de maintenance de l’appareil, exigé par l’arrêté du 2 mars 2004 pour les appareils de levage, où s’inscrivent les opérations d’entretien et leurs suites. En pratique, ce qui manque le jour du contrôle n’est presque jamais la vérification — c’est la trace de ce qui a suivi.

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